Un festival de guitare qui tient ses promesses


Thibault Cauvin
Thibault Cauvin a emmené en musique, le public du Minotaure à la découverte de nombreuses villes vendredi.

Vendredi, Thibault Cauvin a charmé le public du Minotaure. La veille, les festivaliers avaient également chaviré notamment pour Bolivar Sarmiento.

Lors de cette édition 2019 du festival de guitare de Vendôme, qui s’est terminé samedi soir, l’un des moments forts aura été le passage sur scène de Thibault Cauvin. Vendredi, il a succédé à la chanteuse de flamenco Rocio Ojuelos au Minotaure. En voilà un qui n’a pas usurpé son surnom de Petit Prince. Il a livré une interprétation élégante et habitée des morceaux de son dernier album intitulé Cities. L’occasion pour le public, de voyager en musique. Et donc notamment, de goûter au romantisme enivrant des rues de Buenos Aires grâce à une composition d’Astor Piazzolla… ou encore à la folie entêtante des milieux underground de Berlin avec un air écrit par Jordan Cauvin, frère du guitariste…

Parmi le public, Jacques, 70 ans, Vendômois amateur de guitare, a trouvé « extraordinaire » la performance de Thibault Cauvin. Mais l’homme a tenu à souligner aussi « la virtuosité » du guitariste équatorien Bolivar Sarmiento, présent la veille. Cristobal Pazmino, directeur artistique du festival, confirme : « Le concert de Bolivar Sarmiento est le meilleur que j’ai pu voir en 22 éditions… Les gens ne s’attendaient pas à ce jeu de guitare et à cette voix. »
Question fréquentation, l’édition 2019 du festival s’annonçait elle aussi globalement plutôt bonne. « Lors de nos deux premières soirées au théâtre du Minotaure, nous avons réalisé 325 et 350 entrées. Auparavant, nous les organisions au 3e volume, avec une jauge plus limitée. Pour Thibault Cauvin 400 personnes sont venues, et le concert de ce samedi soir s’annonce bien rempli également », expliquait Cristobal Pazmino samedi en début d’après-midi.
Voilà qui permettait au directeur artistique, de tirer « un bilan artistique de ce festival, satisfaisant » avant même la soirée de clôture de samedi soir lors de laquelle a joué notamment le groupe festif Samarabalouf.

à chaud
Un avenir encore incertain

Place bientôt à la préparation de la 23e édition ? « Nous verrons. Car il y a la question financière. C’est souvent la fréquentation du festival qui nous sauve », explique le directeur artistique, bénévole, comme l’est chaque membre de l’équipe organisatrice.
Lors de la soirée d’ouverture, la présidente de Guitares au gré du Loir Anne Soret, avait elle aussi exprimé combien les soutiens financiers étaient les bienvenus. Après avoir cité et remercié chacun des partenaires publics ou privés qui contribuent à la tenue du festival, elle avait précisé que l’association était ouverte à toute proposition de sponsoring.